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Jane Fonda: le documentaire présenté à Cannes classics  (Rubrique cinéma)

Roses rouges et piments verts: un introuvable drôlement corsé avec Danielle Darrieux (1973) (Rubrique cinéma)

Danielle Darrieux, la jeune femme moderne du cinéma français des années 30

(Rubrique: cinéma)

LUC DARDENNE, CINÉASTE ET PHILOSOPHE  (rubrique cinéma)

PATRICK MODIANO ET LE CINÉMA

(rubrique Cinéma)

Les Rencontres philosophiques 2017 : pari réussi !

 

A l’heure où se conclut cette nouvelle année philosophique en principauté, le bilan est plus que concluant. Qui aurait cru il y a seulement deux ans que Monaco deviendrait un haut lieu de réflexion où les penseurs contemporains les plus réputés et respectés auraient plaisir à se rencontrer dans une moderne agora, ouverte à tous les curieux ? Ce fut le pari de Charlotte Casiraghi lorsqu’elle proposa à son ancien professeur de philosophie Robert Maggiori de l’accompagner dans cette audacieuse entreprise. Défi remporté haut la main.

Chaque mois, d’octobre à avril, des penseurs tels que Jean-Luc Marion, Georges Vigarello, Catherine Millet ou Philippe Liotard ont planché sur la question du corps, tandis que des spectacles de danse accompagnèrent la réflexion en offrant une bienvenue incarnation aux idées échangées. Les 7 et 8 juin, le colloque désormais annuel s’est lui penché sur le thème de la conversation et ses avatars, avec des figures aussi diverses que la rabbin Delphine Horvilleur, la philosophe Barbara Cassin, ou encore le linguiste Claude Hagège. Une table-ronde animée par Elisabeth Quin termina le colloque, durant lequel l’ethnopsychiatre Tobie Nathan régala nos oreilles en mettant en évidence la manière dont la conversation est une manière de « passer le temps » qui crée « de l’amitié » et « produit de la volupté sociale. » Ce fut alors l’heure de décerner les prix. Il fut rappelé qu’il n’existe ni prix Nobel, ni médaille Fields de philosophie, ce qui ne donne que … plus de prix à cette récompense offerte par la principauté : Jean-Claude Milner s’est vu décerné le prix pour l’ensemble de son œuvre, Emanuele Coccia le prix pour son livre La Vie des plantes, et enfin les Éditions de l’Eclat ont été saluées pour leur audace.

Charlotte Casiraghi, visiblement émue, a redit tout son engagement et son bonheur de poursuivre l’aventure, quand Robert Maggiori a souligné l’exceptionnel laboratoire moderne de production de pensée qu’est devenu Monaco, concluant par ces mots: « La philosophie n’est pas triste ! »