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Elena Lindjo, une artiste indépendante

D.R.

Résidente à Monaco depuis de nombreuses années, Elena Lindjo poursuit avec enthousiasme sa passion de créer. En mai 2015, les heureux gagnants de la 10ème édition du Monaco Charity Film reçurent un trophée créé par cette artiste. Portrait.

 

 

D.R.

Elena Lindjo est polyglotte : suédois, italien, anglais, français… L’artiste, globe-trotteuse, se sent à l’aise partout, et son enfance explique cette ouverture au monde : « Je suis née en Suède, d’une mère suédoise et d’un père italien. J’ai passé mon enfance en Suède, mais je venais régulièrement voir mon père, médecin en Italie. » La mère d’Elena Lindjo lui donne le goût des arts : « Elle a travaillé comme comédienne, notamment au Théâtre Dramatique Royal de Stockholm, qui fut dirigé par Ingmar Bergman pendant plusieurs années, et où Greta Garbo et Ingrid Bergman firent leurs débuts !» La petite fille imitera sa mère en faisant elle aussi du théâtre, mais plus généralement, elle ressentit très tôt le besoin de créer: « A cinq ans déjà, je dessinais tout le temps ! »

 

Mannequin et globe-trotteuse

 

A l’âge de 14 ans, comme l’adolescente souhaite devenir créatrice de mode, son père lui ouvre des portes : « Il connaissait le grand couturier Emilio Pucci, et j’ai pu effectuer un stage chez le couturier en Italie. » Une expérience assurément marquante pour la jeune Elena. Puis, à l’âge de 16 ans, la jeune fille de haute taille, à la silhouette longiligne et aux traits fins, est repérée par un agent de mannequin dans les rues de Stockholm : « J’ai commencé à travailler comme mannequin. Vers 18 ans, j’ai eu la possibilité de partir pour Paris avec l’Agence Elite. » La jeune fille s’envole donc pour la capitale française : « J’ai adoré vivre cette expérience à Paris ! » Pourtant, cette vie de mannequin ne dure que deux ans : « J’ai rencontré un fiancé avec qui je suis allée vivre à Londres. Je me suis alors mise à prendre des cours de décoration intérieure. » A cette époque, Elena Lindjo voyage beaucoup en Egypte, un pays qui la fascine. Puis, une séparation la mène à retourner en Suède pour travailler dans une maison d’enchères une année durant, avant de revenir vivre à Paris. « C’est à cette époque que j’ai commencé à venir très régulièrement à Monaco, tout en vivant aussi à New York, et en voyageant à Los Angeles, une ville stimulante qui m’a incité à écrire un scenario de cinéma… »

 

Les débuts à Rome

 

« C’est en m’installant dans la ville éternelle que j’ai véritablement commencé mon aventure avec la peinture », explique Elena Lindjo, « j’avais décoré mon appartement des toiles que je peignais et une amie suédoise a pris des photos de ces tableaux pour les montrer à son père, fondateur d’une maison d’enchères. » Ce dernier achètera sept de ces tableaux. Bientôt, un ami galeriste propose à Elena Lindjo d’exposer ses œuvres Piazza del popolo : « Cette exposition a été un moment décisif dans mon cheminement d’artiste ! » Elena Lindjo n’a par ailleurs jamais désiré prendre des cours de peinture : « J’ai essayé quelques jours, et j’ai compris que ce n’était pas pour moi : j’ai besoin de ma liberté dans ma façon de faire. Je suis indépendante ! »

 

Le besoin de créer

 

Elena Lindjo reconnaît avoir été influencée essentiellement par les artistes contemporains : « J’ai beaucoup appris des minimalistes italiens, comme Fontana ou Burri, mais aussi des expressionnistes américains, comme Pollock. » Ses tableaux abstraits s’inscrivent en effet dans ces mouvements du XXe siècle, avec des toiles créées selon les méthodes de l’action painting ou d’autres relevant de ce qu’elle nomme le « cosmic art », évoquant l’immensité du cosmos. Mais depuis quelques temps, Elena Lindjo montre aussi au public une autre veine de son travail, figurative celle-là, qu’elle nomme « fashion forever art », car les toiles font référence au monde de la mode, arborant des silhouettes féminines, à la façon des dessins de couturiers. Toutes ces œuvres vendues à plusieurs particuliers, notamment en France, aux Etats-Unis, ou en Angleterre, peuvent être vues dans diverses galeries d’art, dont certaines à Monaco, à Cannes, et depuis quelques temps en Espagne : « J’ai commencé une collaboration avec The Art Wanson group, basé à Marbella. J’écris aussi pour eux un blog consacré à l’art et la mode. » Lorsqu’on interroge Elena Lindjo sur ce qui la motive pour poursuivre son sillon, elle rétorque : « On n’a pas le choix d’être un artiste. On est né avec ! »

 

 

Droits réservés La Gazette de Monaco 2015

 

 

D.R.
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